Centre Francophone de la Langue des Signes
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Vue sur l'info


"Vue sur l'info" est notre nouvelle rubrique, dans laquelle nous allons traiter de sujets d'actualités en langue des signes. C'est une petite fenêtre ouverte sur le monde qui a pour objectif d'informer, d'intéresser ou de surprendre au travers de thèmes les plus divers.


La galette des rois


Une autre tradition est bien ancrée dans nos habitudes de cette période de l’année : LA GALETTE DES ROIS. Le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, nous avons pour habitude de nous réunir autour de la galette des Rois. Mais d'où vient cette tradition de la galette et de sa fève ? Comme souvent, c'est dans une fête païenne et chez les Romains qu'il faut aller chercher l'origine de tout cela ! Début janvier les Romains fêtaient les Saturnales, fête pendant laquelle, le roi du festin, un domestique ou esclave était élu grâce à une fève. Pour que l'élection soit juste, on mettait un enfant, un innocent sous la table et c'est lui qui attribuait les parts.



Ce n'est qu'au 14ème siècle que l’Église de France s'est approprié cette célébration païenne pour l'associer à l’Épiphanie, première preuve du caractère divin de Jésus. L’Épiphanie célèbre l’étonnante arrivée des Rois Mages dans l’étable où Jésus est né, 12 jours après sa naissance, pour lui remettre des cadeaux. Dans la tradition, la galette est partagée en autant de portions que d'invités, plus une part. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était généralement donnée à un pauvre. Il y avait aussi à l'époque ce que l'on appelait « la part des absents » pour le fils parti à la guerre ou le père pêcheur qui n'était pas rentré. La part était rangée jusqu'à leur retour. Une façon tendre de dire qu'on avait pensée à eux.



Aujourd'hui la galette des Rois est devenue une tradition familiale et le chanceux qui tire la fève devient le roi d'un jour et choisit sa reine. Ou la reine choisit son roi ! Les premières fèves en porcelaine ont commencé à remplacer la graine de fève au milieu du 18ème siècle. Elles représentaient l'enfant Jésus. Aujourd'hui, la palette n'a de limite que l'imagination des créateurs. Et pour terminer, sachez que les collectionneurs de fèves s'appellent les favophiles, et leur passion la favophilie.


Le Poppy appeal


Le « poppy appeal » est traduit en français « l’appel du coquelicot ». Les anglais et les canadiens portent un coquelicot en boutonnière lors des cérémonies d’hommage de l’Armistice du 11 novembre. Lorsque la première guerre mondiale débute, les armées canadiennes (colonies anglaises) sont venues renforcer les troupes anglaises. Parmi elles, un médecin nommé John Mc Crae va combattre dans les tranchées d’Ypres. En 1915, une terrible bataille a lieu avec comme résultat énormément de morts. Le docteur Mc Crae enterre son meilleur ami ce jour là dans une tombe de fortune. (Croix bois). Il voit des coquelicots pousser entre les croix et décide le lendemain d’écrire un poème. « Au Champ d'honneur » (Adaptation du poème: In Flanders Fields, de John McCrae) Au champ d'honneur, les coquelicots Sont parsemés de lot en lot Auprès des croix; et dans l'espace Les alouettes devenues lasses Mêlent leurs chants au sifflement Des obusiers. Nous sommes morts Nous qui songions la veille encore À nos parents, à nos amis, C'est nous qui reposons ici Au champ d'honneur. À vous jeunes désabusés À vous de porter l'oriflamme Et de garder au fond de l'âme Le goût de vivre en liberté. Acceptez le défi, sinon Les coquelicots se faneront Au champ d'honneur.

Au champ d'honneur, les coquelicots Sont parsemés de lot en lot Auprès des croix; et dans l'espace Les alouettes devenues lasses Mêlent leurs chants au sifflement Des obusiers. Nous sommes morts Nous qui songions la veille encore À nos parents, à nos amis, C'est nous qui reposons ici Au champ d'honneur. À vous jeunes désabusés À vous de porter l'oriflamme Et de garder au fond de l'âme Le goût de vivre en liberté. Acceptez le défi, sinon Les coquelicots se faneront Au champ d'honneur. Inspirée par "In Flanders Fields", le professeur américain Moina Michael résolu à l'issue de la guerre en 1918 de porter un coquelicot tout au long de l'année, pour honorer les soldats tombés au champ d'honneur. Par ailleurs, elle écrivit en réponse un poème intitulé "Nous garderons la foi". Elle distribue des coquelicots cousus et fait campagne pour le faire adopter le coquelicot comme symbole officiel de l’hommage rendu aux morts.

Anne E. Guérin assiste à une convention donnée par M. Michael, trouve l’idée intéressante et se joint à elle. Elle conçoit l’idée de vendre des coquelicots en tissus pour lever des fonds à destination des victimes de la guerre. En 1921, madame Guérin envoit des vendeurs de coquelicots à Londres attirant l'attention du maréchal Douglas Haig. Il encourage la vente de ces coquelicots. La pratique se répand rapidement et le port du coquelicot lors des cérémonies de l’Armistice demeure populaire en Angleterre et au Canada. Le Poppy Appeal représente une très grosse action de récolte de fonds se déroulant de fin octobre jusqu’à l’Armistice et dont les bénéfices servent à financer des aides aux anciens combattants. Recherche, appareils médicaux, maisons de soins, aide à domicile…) Maintenant, lorsque vous verrez des personnes arborant un coquelicot en boutonnière lors des cérémonies de commémoration du 11 novembre, vous saurez pourquoi !



Le bois du Cazier


Le bois du Cazier qu'est-ce que c'est? C'est un charbonnage situé à Charleroi, plus précisément à Marcinelle. La concession houillère appartenait au baron De Cazier. Lorsque le baron est décédé elle fut léguée à Madame Eulalie Desmanet ainsi que deux bois et la houille qu'ils pouvaient contenir. Lors de l'inscription à la maison communale, on pense qu'une erreur de transcription a été commise donc "De Cazier" est devenu "Du Cazier" Pourquoi est-il célèbre? Le 8 août 1956, il y a eu une terrible catastrophe qui a fait 262 morts. C'est l'accident de mine le plus important en Belgique. Que s'est-il passé? Le 8 août 1956 est un jour comme les autres, les mineurs vont travailler! 275 mineurs rejoignent leur galerie grâce à une cage. Ils l'empruntent les uns après les autres par petits groupes et descendent jusqu'à 975 mètres de profondeur. Lorsqu'ils sortent pour rejoindre leur galerie, ils font remonter la cage pour permettre au prochain groupe de descendre à son tour et ainsi de suite. A leur poste, les mineurs travaillent, piochent, remplissent des chariots de charbon et encagent le charbon récolté pour le remonter à la surface. Toujours de la même manière, le chariot plein qui doit monter expulse le chariot vide pour prendre sa place et peut être remonté. A 8h10, suite à un malentendu, l'ouvrier qui encage et remonte les wagonnets, ne voit pas qu'un chariot n'est pas complètement sorti lors de son expulsion. Lors du démarrage de la cage, l'un des deux wagonnets qui dépassaient accroche une poutrelle. Celle­ci endommage des câbles électriques, une canalisation d'huile et une conduite d'air comprimé. Les étincelles électriques vont mettre le feu aux jets d'huile et l'incendie sera activé par l'air comprimé. Le feu gagne rapidement la totalité de la mine, le puits d'extraction ainsi que les galeries sont remplies de fumée et l'air ne passe plus. 7 mineurs réussissent à remonter à la surface et appellent à l'aide pour sauver les mineurs restés à l'intérieur. Beaucoup de personnes se sont mobilisées pour entreprendre les recherches qui ont bien commencé. Dans un premier temps, 3 ouvriers seront sauvés. Ensuite, encore 3. Il n'y aura que ces 6 mineurs qui seront sauvés. La catastrophe cause beaucoup d'émotion tant en Belgique qu'en Europe.




Les gens suivent les informations pour savoir s'il y a des survivants. La télévision, les journaux et la radio relatent les opérations de sauvetage qui restent infructueuses. Les pompiers et les militaires se joignent à la mobilisation générale pour assister les recherches. Le roi Baudouin se rend sur le site pour exprimer sa tristesse. Un certain espoir demeure dans des familles qui attendent aux grilles du charbonnage les résultats des recherches. Mais au bout de 15 jours, cet espoir disparaît. Le 23 août, un des sauveteurs annonce la nouvelle: "Ils sont tous morts!". Le charbonnage reste ouvert, les ouvriers continuent à y travailler. Il ferme ses portes en 1967 et est laissé à l'abandon. Au début des années 2000 un groupe de personnes cherchent un moyen de réhabilité le site. La région wallonne obtient les fonds pour financer les travaux de remise en valeur du charbonnage.

Celui­ci est transformé en musée et ouvert au public en 2002. Pourquoi faut­il visiter le Bois du Cazier ? Les salles d'exposition témoignent de la richesse industrielle de Charleroi dans le passé, on peut y voir entre autres: - Des films, des photos et des témoignages relatant les conditions difficiles des mineurs. - Des démonstrations de soufflage de verre grâce au Musée du verre qui s’est installé sur le site. - Des ateliers de forge et de fonderie. A l’époque, les belges commencent à refuser de descendre dans les mines qu’ils jugent trop dangereuses. La Belgique fait alors appel à l’étranger pour recruter des travailleurs qui les remplaceront. C’est ce qui explique l’immigration italienne. Une salle leur est également consacrée. Parmi les 262 morts de la catastrophe, 136 sont italiens. Les autres sont originaires de 12 pays.



Tchernobyl


Avril 1986 à 1h23 du matin, une explosion retourne la dalle de béton du réacteur numéro 4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl. Malgré l’alerte forte des appareils de mesure, personne n’ordonne l’évacuation. Les pompiers, qui sont allés pour éteindre l’incendie, n’étaient pas protégés et certains sont morts déjà dans les semaines qui ont suivi. Les habitants de la ville de Tchernobyl ont été évacués seulement 10 jours plus tard. Les autorités ont annoncé 31 morts et 237 blessés. En réalité : 15.000 morts et des millions de handicapés. Avec les vents, la catastrophe nucléaire touche les trois-quarts de l'Europe. Actuellement, il y a une épidémie de cancers de la thyroïde chez des milliers d’enfants et d’adolescents à cause de l’iode radioactif. Maintenant le réacteur abimé est toujours dangereux : il contient encore 97 % des éléments radioactifs. On a construit sur le réacteur une enveloppe de béton comme protection. Mais le béton s’abime et laisse passer l’eau de pluie qui ensuite va contaminer les réserves souterraines. En 2010 on a commencé à construire une énorme arche métallique pour recouvrir le réacteur et éviter les dispersions d’éléments radio-actifs pendant les travaux de « nettoyage » qui dureront plusieurs dizaines d’années. 30 ans après l’explosion du réacteur, la catastrophe est toujours là, et pour longtemps. Au nom de toutes les victimes passées, présentes et à venir, nous devons absolument rappeler sa terrible actualité. Et tout faire pour empêcher un nouvel accident.EN BELGIQUE La Belgique a deux centrales nucléaires destinées à la production d’électricité. L’une se trouve à Doel (et contient 4 réacteurs en fonctionnement) et l’autre à Tihange (3 réacteurs en fonctionnement). Les réacteurs de ces centrales ont été installés entre 1975 et 1980, donc il y a 36 à 41 ans.



Nos centrales nucléaires sont très vieilles. Elles ont été construites pour une durée de vie de 30 ans. En 2003, le pays a décidé de les prolonger jusqu’à 40 ans. Mais le vieillissement des réacteurs est synonyme de problèmes de sécurité. Il y a deux conséquences au vieillissement des centrales nucléaires : petites fissures dans la cuve du réacteur. risque d’affaiblissement progressif des matériaux des réacteurs. La fragilisation pourrait entraîner toutes sortes de problèmes et provoquer des émissions importantes de radioactivité. Les risques pour la population deviennent considérables.

À la lecture de la note de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFNC), la conclusion s’impose : Il faut immédiatement mettre à l’arrêt les réacteurs à risque de Doel 3 et Tihange 2. Quant aux autres réacteurs, ils doivent également être progressivement fermés, et assez rapidement. C’est bien plus important qu’une distribution de pilules d’iode dans toute la Belgique. Mais cette prise d’iode est-elle réellement efficace en cas de catastrophe nucléaire ? Pas vraiment. Les pilules d’iode agissent certes contre l’iode radioactif, et protège la tyroïde mais elles n’ont pas d’effet contre les autres matières radioactives qui s’échappent des centrales et elles sont efficaces si elles sont ingérées quelques heures à l’avance. En cas de catastrophe, Notre eau potable sera contaminée. Notre production alimentaire sera contaminée et devra être détruite. Nous devrons évacuer rapidement. Mais ensuite ? Où va aller la population ? Quelques lieux de rassemblement ont été désignés, mais combien de temps pourront y rester des dizaines de milliers de personnes ? Comment soigner ceux qui seront atteints ? Et comment décontaminer les personnes et leurs affaires ? Pour conclure : une telle catastrophe ne peut jamais se produire.






Saint-Nicolas


Bonjour à tous. Aujourd’hui, on va vous parler du 6 décembre, Saint Nicolas. Nous allons vous expliquer. Trois enfants se promenaient dans la campagne, dans les champs. Brusquement la nuit tomba. Les enfants se sentirent perdus… Enfin, ils aperçurent au loin une lumière. Ils se précipitèrent vers elle et frappèrent à la porte. La maison était habitée par un homme, un boucher, qui vint leur ouvrir.

« Oh, trois enfants ! ». Les enfants demandèrent s’il était possible de dormir dans la maison, car ils étaient perdus. L’homme les fit entrer et se réjouit de leur arrivée. Il réfléchit qu’il allait pouvoir les manger comme viande ». L’homme les fit entrer dans une pièce où il y avait un grand pot, le saloir, au fond. Il saisit les enfants et les jeta dans le saloir. Ensuite, il ajouta du sel jusqu’au bord. Il referma le couvercle et se frotta les mains de contentement. Beaucoup plus tard, sept ans, ou encore plus tard, Saint Nicolas se promenait et aperçut au loin la lumière d’une maison. « Oh, pensa-t-il, j’ai envie de manger et aussi de dormir ». Il alla frapper à la porte. Le boucher vint ouvrir la porte et Saint Nicolas demanda s’il était possible de manger et aussi de dormir. « Bien sûr. » lui répondit l’homme. Voulez-vous manger du veau rôti au four ?

Saint Nicolas répondit : « Non, il est trop cuit.» « Voulez-vous du jambon ? » « Non merci. Dites, il y a là au fond un saloir. Je voudrais manger de cette viande.» Le boucher eut un grand choc et s’enfuit immédiatement. Saint Nicolas se mit debout et s’approcha du saloir, en réfléchissant qu’il y avait trois personnes là-dedans. Il utilisa ses pouvoirs, le couvercle se souleva et un enfant en sortit en disant : « Ah, j’ai bien dormi. » Puis le deuxième sortit qui dit aussi : « J’ai bien dormi. » Puis le troisième dit en sortant : « Oh, je me croyais au Paradis. Mais je me trompais. Je suis content d’être encore ici. « Merci Saint Nicolas de nous avoir sauvés. » Voilà, l’histoire est finie…


Des renards dans Bruxelles


Habituellement le renard vit dans les bois. Mais actuellement en Europe, on voit de plus en plus de renards dans les villes. Ils y entrent par les talus des lignes de chemins de fer. Bien sûr, à Bruxelles, le plus grand nombres de renards se trouvent dans la périphérie verte de la capitale, en bordure de la forêt de Soignes, par exemple dans les communes d’Auderghem, d’Uccle, de Watermael-Boitsfort, les 2 Woluwé, Crainhem, etc. Mais une partie d’entre eux ont émigré vers le centre-ville et occupent des parcs comme le parc Léopold (où on a trouvé un renardeau de 6 semaines, il y a 2 ans) ou des cimetières. D’autres sont maintenant dans le nord de la ville : derrière le Palais Royal à Laeken par exemple.

Beaucoup de personnes se posent des questions : Les renards sont-ils des animaux dangereux ? Que faire si on rencontre un renard ? Sont-ils porteurs de maladies ? Y a-t-il trop de renards en ville ? Que faire si on a un renard dans son jardin ? Le renard est-il un animal dangereux ? Il n’y a pas de danger si le renard se sent en sécurité. Le renard peut s’approcher très près des humains. Il ne mord pas comme un chien. Son comportement n’est pas le même. Il a vite peur et se sauve. Le renard n’a pas de comportement agressif envers l’homme ou des animaux domestiques comme le chat ou le chien. Conseils : Il vaut mieux ne pas s’approcher de trop près et ne pas essayer de l’apprivoiser. Il faut respecter le fait que le renard est un animal sauvage. Le mieux est de l’observer à distance.



Les renards sont-ils porteurs de maladie ? A Bruxelles, les renards sont en bonne santé. Un contrôle est régulièrement fait. Et la rage n’existe plus en Belgique. Cependant en Wallonie, certains renards (pas tous !) sont porteurs d’un parasite qui peut provoquer une maladie chez l’homme. Les œufs de ce parasite se retrouvent dans les excréments du renard. Les fruits et les légumes en Ardennes ont donc plus de risques de contamination lorsqu’ils sont sur le sol ou proches du sol. (par ex. : les myrtilles cueillies dans les bois). Précautions : Il faut d’abord cuire les légumes ou les fruits lorsque ceux-ci proviennent d’une zone à risque et sont cueillis à faible hauteur. Les laver n’est pas suffisant. Les fruits ou légumes en hauteur ne posent pas de problème.

Y a-t-il trop de renards en ville ? Les renards arrivent en ville, attirés par la possibilité de trouver de la nourriture : sacs poubelles, assiettes préparées à l’extérieur pour des chiens ou des chats… Les renards représentent un réel avantage : ils sont utiles car ils mangent rats, souris, pigeons… Evitez cependant de donner de la nourriture : le renard est un animal sauvage qui ne doit pas perdre sa capacité de rechercher lui-même sa nourriture en chassant. Cependant les renards causent des ennuis car ils déchirent les poubelles pour se nourrir. Pour éviter cela, essayer de sortir vos sacs poubelles le matin très tôt ou de les placer dans un conteneur plastique ou métallique. Les renards sont très discrets. Chaque renard a son territoire avec un terrier. Vers la fin mai, début juin, les jeunes sortent du terrier parental. Ils quittent le territoire familial entre octobre et janvier. Ce moment de recherche d’un autre territoire est dangereux pour le renard car il traverse les routes. Si vous conduisez, soyez prudents la nuit, vous pourriez en rencontrer un.

Que faire si on a un renard dans son jardin ? S’il ne vous dérange pas, laissez-le faire mais n’hésitez pas utiliser votre jardin. Après tout, c’est aussi votre territoire ! S’il a creusé un terrier pour sa petite famille que cela vous dérange, vous pouvez appeler « Bruxelles-Environnement » (ou demander qu’on le fasse pour vous) au 02/775.75.75 N’OUBLIEZ PAS Le renard est une espèce strictement protégé depuis le 1er mars 2012 dans la région de Bruxelles-Capitale. On ne peut ni le tuer, ni le capturer, ni le déplacer, ni même le déranger. Ce qui n’est pas le cas en Flandre et en Wallonie où il faut cependant être titulaire d’un permis de chasse et obtenir une autorisation spéciale pour le tuer.


Un symbole international de la Paix


Sadako Sasaki est une petite fille japonaise qui est devenue célèbre dans le monde. Elle est née à Hiroshima en 1943. Pendant la deuxième guerre mondiale, le 6 août 1945, les américains lancent une bombe atomique sur Hiroshima. Il y a eu 70.000 morts et de nombreuses personnes blessées, brulées, irradiées. Sadako se trouvait à 2 kilomètres du lieu de l'explosion, elle ne fut pas blessée. Elle grandit normalement et fait de la course à pied de compétition avec l'espoir de participer aux Jeux Olympiques en 1960.



Mais en 1954, elle commença à avoir des malaises, des maux de tête et une grande fatigue. Le médecin lui a diagnostiqué une leucémie. La meilleure amie de Sadako lui raconte une légende japonaise, si elle confectionne 1000 grues en papier (origami), son espoir de guérir sera exaucé. Sadako réussit à faire 644 oiseaux avec tous les papiers qu'elle a trouvé, même avec des étiquettes de ses flacons de médicament. Mais elle meurt en 1955 à l'âge de 12 ans. Ses camarades de classe avec d'autres écoliers japonais se mettent, à leur tour, à plier des papiers et arrivent à 1000 grues et décident de continuer afin de collecter de l'argent pour construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants victimes de la bombe.

Une grande statue de Sadako tenant une grue fut inauguré le 5 mai 1958, le jour de la fête des enfants, dans le Parc du Mémorial de la Paix à Hiroshima. D'autres statues furent inaugurées, même en Amérique, à Seattle. Aujourd'hui, des milliers de grues en papier sont déposées tous les jours autour de ces monuments par des enfants du monde entier. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.


Les serres de Laeken


Le 19ème siècle est le temps des explorations. Le Roi Léopold II fait de beaucoup de voyages et ramène de nombreuses plantes exotiques dont une partie est encore présente dans les serres. Les serres contiennent beaucoup de plantes rares. L'orangerie abrite 41 orangers dont certains sont âgés de 200 ans. Le Roi Léopold II était passionné de camélias. Les serres en abritent 300 !



Au cours du 19ème siècle, les progrès des techniques de construction avec l'utilisation du métal et du verre rendent possible la construction de serres. Le Roi Léopold II veut construire des serres. Il fait appel à un architecte pour qu’il réalise un projet de serres qui soient adaptées au Château de Laeken. La construction commence en 1873. L’ensemble est très beau et apparaît comme une ville de verre avec des pavillons, des coupoles et des serres larges et longues, comme des rues couvertes. L’architecte, qui est-il ? Il s’appelle Alphonse Balat. Il est célèbre en Belgique. Il est aussi professeur et a enseigné à un élève : Victor Horta. C’est lui, V. Horta qui créera plus tard l’Art Nouveau.

Avant de construire les serres, Alphonse Balat étudie le terrain pour que les serres s'intègrent à la fois à la beauté du paysage et à la majesté du palais. Voilà une construction de 1938. C’est l'atelier de la Reine Elisabeth, épouse du Roi Albert Ier. La Reine Elisabeth aimait beaucoup les arts : peinture, sculpture, musique... Dans la serre aux azalées, on peut voir une sculpture du buste du jardinier en chef de la Reine. C’est la Reine Elisabeth, elle-même, qui l’a sculpté. Dans la serre de l'Embarcadère, on peut aussi admirer de très beaux vases chinois rapportés par le Roi Léopold II lors d'un voyage en Extrême-Orient. Pour la construction des serres de Laeken, le Roi Léopold II aura de nombreux entretiens, échanges de lettres et de projets avec Alphonse Balat. Ici, c'est la première serre que le Roi Léopold II a faite construire. Elle s’appelle « Le Jardin d’hiver ». Cette immense serre abrite de nombreux palmiers. Certains sont centenaires. Cette serre est utilisée pour les réceptions de la Famille Royale Belge.


Les drones: Premier salon en Belgique


Qu’est-ce que les drones ? C’est une technologie nouvelle. Beaucoup de visiteurs sont intéressés et posent des questions. Le drone est simple à diriger et stable tout seul. Beaucoup de personnes peuvent en acheter et l'utiliser. Piloter est possible avec une radiocommande, un Iphone ou une tablette. Il est également possible de suivre ce que filme le drone avec un casque-lunettes spécial. Certains drones roulent et peuvent sauter sur une chaise, une table … par ex.. Si on n’est pas à la maison, on peut laisser le drone en fonction et vérifier depuis son bureau par ex.ce qui se passe, si tout va bien à la maison. Les très petits drones sont comme des jouets. Les modèles professionnels sont grands et ont beaucoup de puissance. Ce sont de grosses machines capables de soulever jusqu’à 5 kg. Il faut faire attention aux risques d’accident.





Il y a un problème juridique en Belgique. Officiellement, on ne peut voler que sur des terrains destinés aux modèles réduits radiocommandés. Pour voler à d’autres endroits, il faut une autorisation spéciale et fournir un plan de vol : lieu, jour, heure, trajet, hauteur du vol…. Le problème, ce sont les gens qui utilisent les drones sans permission. Ils prennent des risques en volant au-dessus des lieux publics, des monuments, des routes. Ils peuvent ainsi heurter des promeneurs. Ils peuvent aussi provoquer des dégâts aux bâtiments, à des monuments, saisir des conducteurs sur la route et provoquer un accident. Qu’est-ce qui est interdit ? Voler au-dessus des centrales nucléaires, des prisons, près des pistes d’aéroport. Si on outrepasse l’interdiction, la police recherche et arrête les contrevenants. Le gouvernement doit faire de nouvelles lois concernant les conditions de vol des drones. Bon amusement avec les drones !!!